mardi 8 mars 2016

Toutes Citoyennes, 15 photographies pour la semaine des femmes au Grau du Roi

Photo ©Daniel Bellet
La Mairie du Grau du Roi nous a invités à  participer à l'exposition citoyenne organisée pour la semaine des droits des femmes. Nous avons choisi 15 photographies pour illustrer ensemble l'idée "Toutes Citoyennes".

Le long de la coursive au premier étage de la nouvelle mairie, l'exposition citoyenne présente aussi la biographie de femmes illustres, et une série combattant les idées reçues sur les violences faites aux femmes.

La photo de Daniel Bellet choisie pour l'affiche a été prise au Vietnam, dans les montagnes du Nord où la moindre parcelle de terre est cultivée. Il faut souvent marcher longtemps et le retour est difficile.
Photo ©Daniel Bellet

La photo de Rodolfo Almeida, Question de famille, en noir et blanc, a aussi une belle suite en couleur et en musique.
Question de famille, Tlayacapan © Rodolfo Almeida

Question de musique, Tlayacapan © Rodolfo Almeida

Vernissage mercredi 9 mars à 18h15, suivi d'une conférence de Françoise Lautrec, "La famille dans tous ses états".


Toutes Citoyennes

Alain Poggi, Ophelia 2015
Rodolfo Almeida, La Madona de Tepoztlan
Rodolfo Almeida, Question de famille, Tlayacapan
Rodolfo Almeida, Jeunesse de la vita
Alain Poggi, Intime
Alain Poggi, La jeune fille et la mer
Daniel Bellet, Travailleuses de l’aube, 1 et 2, Vietnam
Alberto Garcia, Accueil, Sri Lanka
Daniel Bellet, Rizières, Indonésie
Isabelle Secretan, Avenir de Hong Kong
Daniel Bellet, Travailleuses de l’aube, 3
Alberto Garcia, Tortilla, Mexique
Alberto Garcia, Amazone à Aigues-Mortes
Isabelle Secretan, Mémoire des femmes victimes de violence masculine, Cervia


dimanche 6 mars 2016

Il y a 100 ans, Charles Boulary, photographe

Charles, Daniel, Adrien Boulary, 18 janvier 1856 - 6 mars 1916 ©Fonds Mairie d'Aigues-Mortes
Charles Boulary est né le 18 janvier 1856 à Aigues-Mortes. Il est l’arrière petit-fils de Pierre Boulary, boulanger, et d’Anne-Marie Servel. Son grand-père Daniel devient négociant en sel au sein de la maison Gros, Collet, Boulary. Son père Charles, épouse Emilie Collet, dont le père et le grand-père, Adrien et Pierre Collet, furent tous deux maires d’Aigues-Mortes. C’est Adrien Collet qui lança en 1845 le projet de statue de Saint Louis et la souscription nationale pour sa réalisation.

Son père Charles, lui aussi, est négociant et contrôleur à Peccais avant d’entrer au chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée où son fils, Adrien Daniel « Charles » va suivre ses traces. Il est d’abord employé à Paris où il habite 82 boulevard Diderot, près de la gare de Lyon. C’est là que naît sa fille Charlotte. Puis il est nommé à Marseille en 1889 comme caissier et directeur du service des Titres. Il habite 22 Cours Lieutaud, où naît son fils Henri, puis 36 rue Consolat.

Il a pu s’initier à la photographie à Aigues-Mortes : le premier photographe d’Aigues-Mortes, Pierre-Aimé Naud y est photographe avant 1867. Son frère Gustave Naud est photographe à Nîmes où Antoine Crespon a été le premier à pratiquer ce métier en 1842,puis il s'installe à Marseille.
Rue Sadi-Carnot ©Charles Boulary, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes
Charles Boulary pratique une photographie d’amateur éclairé, documentaire et très soignée. Artiste de la composition, il parcourt villes et villages avec son appareil et ses plaques de verre, à commencer par son village natal. Ses photographies sont un témoignage inestimable sur Aigues-Mortes et la Camargue au tout début du 20ème siècle.

A Marseille il fait partie de la Société des Excursionnistes Marseillais, créée officiellement en 1897 dans le but d’obtenir des tarifs réduits auprès de la compagnie PLM - on peut penser qu'il a facilité les contacts - et d’organiser « chaque quinzaine, au moins, une excursion utile et agréable dirigée par des guides sûrs. » Son épouse, Marie-Thérèse née Thérond, et ses deux enfants, Charlotte et Henri, adhèrent à l’association avec lui.

Il est aussi membre de la Société de Photographie de Marseille, fondée en 1898, et participe à la commission chargée de la création du futur Musée des Photographies documentaires de Provence pour lequel un accord est trouvé en 1905 avec la Ville de Marseille. Ce fonds de plus de 1600 images est aujourd'hui encore à la Bibliothèque municipale de Marseille. Le fonds de plaques de verre (6596) et les albums (16 albums de 2766 tirages originaux) des Excursionnistes marseillais sont aux Archives de Marseille. 

En 1900 et 1902 des photographies de Charles Boulary paraissent dans la Photo-Revue. Il est ensuite régulièrement actif dans les réunions de la Société de Photographie de Marseille de 1904 à 1909 ainsi qu'en témoigne le bulletin Marseille Revue Photographique. Il projette ses images et celles des autres, ses plaques de verre positives au format 8,5x10 cm sont projetées lors de conférences illustrées. Il participe à des échanges avec des clubs étrangers.

La Société des Excursionnistes Marseillais est présidée par Dominique Piazza, l'inventeur de la carte postale illustrée, qu’il commercialise à partir de 1902. Les photographies des excursionnistes sont largement diffusées, sans nom d’auteur, sur ce nouveau support qui va devenir la voie la plus commune de diffusion des clichés.

Retraité du PLM vers 1914, Charles Boulary meurt à Aigues-Mortes le 6 mars 1916. Dans la maison familiale de la rue Plaisantine, devenue rue Emile Jamais, son petit-fils Yves, fils de Henri, se lie avec le photographe voisin, André Rancurel, qui en découvrant l’inestimable trésor que représentent les plaques de verre conservées au grenier, révèle le talent de Charles Boulary. Les tirages qu’il effectue font de certaines de ces images des icônes pour les Aigues-Mortais. 
La rue Plaisantine, devenue rue Emile Jamais ©Charles Boulary, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes

En 2001, le fonds consacré à Aigues-Mortes et aux Salins, et une cinquantaine de tirages argentiques, deviennent propriété de la Ville d’Aigues-Mortes grâce à l’action d’André Urbe, alors conseiller municipal, et président de la Société d'Histoire et d'Archéologie.

Des photographies de Charles Boulary ont été publiées dans les livres de Frédéric Simien consacrés à Aigues-Mortes. Les plus connues ont été présentées en 2011 dans l’exposition « Aigues-Mortes, 150 ans sous le même angle », réalisée par Regards d’Aigues-Mortes. 

L'exposition du centenaire se tiendra du 9 au 24 avril 2016 à la Chapelle des Capucins d'Aigues-Mortes. Le 9 avril aura lieu le Marathon photo Charles Boulary.


34 photographies de Charles Boulary sont consultables sur la base de données Marius (Marseille Images Universelles et Singulières). Ce sont des photographies de voyage, Toulon, Pau, Manosque, l'Italie, les Alpes, et une très belle vue de la porte de l'Organeau à Aigues-Mortes. Elles figurent aux côtés de celles d'Eugène Isnardon (1873-1947), l'autre grand photographe d'Aigues-Mortes, et de Victor Avignon, Marius Reinaudo, Lucien Chopin, Alfred Reynier-Vigne.


Sources : Famille Boulary, André Rancurel, Frédéric Simien, Marie-Noëlle Perrin (Archives de Marseille), André Urbe, Isabelle Secretan, Mairie d’Aigues-Mortes.

dimanche 31 janvier 2016

2016, année Charles Boulary, Aigues-Mortes veut faire connaître le photographe

Aigues-Mortes célèbre le photographe qui l'a immortalisée, Charles Boulary (1856-1916), au cours d'une exposition du centenaire du 9 au 24 avril 2016 à la Chapelle des Capucins, Place Saint Louis, à l'initiative de Regards d'Aigues-Mortes et de la Société d'Histoire et d'Archéologie, avec le soutien de la Mairie et du Centre Social et Culturel Municipal.
L'exposition évoque aussi le 120ème anniversaire de l'arrivée de l'eau à Aigues-Mortes, le 12 avril 1896. 
Le samedi 9 avril, le Marathon Photo Charles Boulary, 2ème édition du Marathon Photo d'Aigues-Mortes, accueillera les amateurs et professionnels prêts à illustrer les thèmes qui leur seront dévoilés au cours de la journée. 

Charles Boulary ©Famille Boulary

Charles Boulary porte de la reine ©Eugène Isnardon, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes
Charles Boulary n'imaginait peut-être pas que ses images le rendraient célèbre. 
Né à Aigues-Mortes le 18 janvier 1856, quelques années après l'invention de la photographie, cet amateur éclairé, artiste de la composition, parcourait villes et villages avec son appareil et ses plaques de verre, à commencer par son village natal.

L'Etang de la Ville ©Charles Boulary, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes
Parfaitement cadrées et composées, ses photographies sont aussi un témoignage inestimable sur Aigues-Mortes et la Camargue au tout début du 20ème siècle.
Conversation aux remparts, ©Charles Boulary, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes

La gaze ©Charles Boulary, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes
Charles Boulary est mort à Aigues-Mortes le 6 mars 1916. 
Sa famille y a habité jusqu'à une date récente. Elle a remis au jour avec André Rancurel, photographe rue Emile Jamais à côté de leur maison natale, les plaques de leur ancêtre, conservées dans le grenier. Les tirages alors effectués ont fait de certaines de ces images des icônes pour les Aigues-Mortais. 
André Urbe, alors conseiller municipal, et président de la Société d'Histoire et d'Archéologie, a permis que la partie de ce fonds consacrée à Aigues-Mortes et aux salins, et une cinquantaine de tirages argentiques, deviennent propriété de la Ville d'Aigues-Mortes.

Les remparts alors lieu de promenade, les rues de la ville avec leurs commerces, les portes et les tours, les canaux et les péniches, les travaux des champs, l'exploitation du sel, les fêtes, dépeignent la vie quotidienne à Aigues-Mortes avant la guerre de 14.


Marché Place Saint Louis ©Charles Boulary, Fonds Mairie d'Aigues-Mortes
La qualité esthétique de ces images, leur intérêt historique et ethnographique, les rapprochent de celles de Gaston Bouzanquet et Carle Naudot, conservées au Musée de Camargue qui les a numérisées et rendues accessibles à tous sur la base de données nationale Joconde sous la direction d'Estelle Rouquette.


Taureau de rue, place d'armes, Aigues-Mortes ©Carle Naudot-Musée de Camargu

Adrien Daniel Charles Boulary, petit-fils du Maire d'Aigues-Mortes Adrien Collet, était de son état Caissier au Chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranéecomme son père, puis directeur du service des titres, ce qui lui valut d'habiter d'abord Paris, 82 boulevard Diderot, près de la gare de Lyon, puis Marseille, 36 rue Consolat. 
Salin d'Aigues-Mortes, Alfred ou Etienne Gervais©Charles Boulary, Fonds Mairie d’Aigues-Mortes
A Marseille il faisait partie de la Société des excursionnistes Marseillais, créée officiellement en 1897 dans le but d’obtenir des tarifs réduits auprès de la compagnie PLM - on peut penser qu'il a facilité les contacts - et d’organiser « chaque quinzaine, au moins, une excursion utile et agréable dirigée par des guides sûrs.»

Il était aussi membre de la Société de Photographie de Marseille, fondée en 1898, et participait à la commission chargée de la création du futur Musée des Photographies documentaires de Provence pour lequel un accord est trouvé en 1905 avec la Ville de Marseille. Ce fonds de plus de 1600 images est aujourd'hui encore à la Bibliothèque municipale de Marseille. Le fonds de plaques de verre (6596) et les albums (16 albums de 2766 tirages originaux) des Excursionnistes marseillais sont aux Archives de Marseille. 

34 photographies de Charles Boulary sont consultables sur la base de données Marius (Marseille Images Universelles et Singulières). Ce sont des photographies de voyage, Toulon, Pau, Manosque, l'Italie, les Alpes, et une très belle vue de la porte de l'Organeau à Aigues-Mortes. Elles figurent aux côtés de celles d'Eugène Isnardon (1873-1947), l'autre grand photographe d'Aigues-Mortes, et de Victor Avignon, Marius Reinaudo, Lucien Chopin, Alfred Reynier-Vigne, pour ne parler que de ceux qui ont photographié la cité.

En 1900 et 1902 des photographies de Charles Boulary paraissent dans la Photo-Revue. Il est ensuite régulièrement actif dans les réunions de la Société de Photographie de Marseille de 1904 à 1909 ainsi qu'en témoigne le bulletin Marseille Revue Photographique. Il projette ses images et celles des autres, il participe à des échanges avec des clubs étrangers, il collabore à la commission pour la création du Musée.




La Société des Excursionnistes marseillais est présidée par Dominique Piazza, l'inventeur de la carte postale illustrée. Il succède à Paul Ruat, libraire et éditeur (il édite la fameuse "Cuisinière Provençale" de Reboul), qui commercialise les cartes postales à partir de 1902. Les photographies des excursionnistes sont donc largement diffusées sur ce nouveau support qui va devenir la voie la plus commune de diffusion des clichés. Le Fonds des Archives de Marseille en compte 7000. Ces cartes ne mentionnent pas le nom de l'auteur : c'est aux historiens, aux collectionneurs, et aux amateurs comme nous qu'il appartient de le retrouver et de le faire connaître à partir des images originales.

Place d'armes, ©Charles Boulary, collection particulière

L'exposition d'avril 2016 et le projet de numérisation du fonds doivent y contribuer.  Une partie des photographies de Charles Boulary sur les salins devrait aussi présentée dans les expositions de l'été prévues sur le thème du sel en partenariat avec les Monuments nationaux et le Syndicat Mixte de la Camargue Gardoise. 

Frédéric Simien a publié plusieurs photographies de Charles Boulary dans ses livres sur Aigues-Mortes, et effectué des recherches sur la famille du photographe.



L'exposition et le Marathon Photo sont organisés  en partenariat avec le Centre Social et Culturel Municipal, dans le cadre de la manifestation "L'Eloge de l'Autre".


Aigues-Mortes, une page d'histoire
1896-2016 : 120ème anniversaire de l'arrivée de l'eau potable
1916-2016 : centenaire du photographe Charles Boulary
Exposition Chapelle des Capucins, Place Saint Louis
9 au 24 avril 2016
Entrée libre 10h-13h / 14h30-18h30

Les inscriptions pour le Marathon Photo Charles Boulary sont ouvertes.






Voir l'article "Les photographies des Excursionnistes marseillais", témoignage d’une “conquête” de la Provence (1897-1914)"  de Marie-Françoise Attard-Maraninchi, historienne, chargée de cours à l'Université de Provence, préfacé par Marie-Noëlle Perrin, attachée de conservation du patrimoine aux archives municipales de Marseille, 17 juillet 2006, publié dans “Provence Historique”, tome LII – fascicule 209, juillet-août-septembre 2002 pp. 323-236.


L'article "Le regard oblique, Diffusion et appropriation de la photographie amateur dans les campagnes (1900-1950)", par Marin Dacos, historien, Études photographiques, 11 Mai 2002.


Le livre "Marseille au temps des pionniers de la photographie " de Myriam Morel-Deledalle et Ingrid Sénépart, Musées de Marseille.
Revue Le Petit Photographe, 1902



mercredi 30 septembre 2015

Merci aux Saint Laurentais pour leur enthousiasme et leur participation à l'exposition "Saint Laurent d'Aigouze, 150 ans sous le même angle"

Merci aux Saint Laurentais pour leur aide, leur chaleur et leur enthousiasme pour l'exposition "Saint Laurent d'Aigouze, 150 ans sous le même angle", jusqu'à la magnifique soirée de clôture qui a fait le plein. 

Les membres du club photo ont pu accueillir plusieurs nouveaux inscrits de Saint Laurent justement, et se prendre au jeu pour photographier l'exposition et l'assistance sous le meilleur angle, ou essayer de traduire en une photo l'impression de la soirée.

Une quarantaine de personnes ont participé au vote pour la photo préférée. Les photographies anciennes ont bien sûr la préférence. Par tirage au sort, c'est Jacky Dengleant qui gagne sa photo préférée, celle qui représente le commerce des Vins Naturels, Vins du Midi de Marsillargues et Saint Laurent. Malgré l'aide de Robert Brachet et de Frédéric Simien, nous n'avons pas pu retrouver où était situé ce commerce. Ce qu'ont décrypté les deux historiens, c'est qu'il s'agit d'une carte postale postée en 1904 de Meurthe et Moselle par Jules Rey, affecté à Toul pour son service militaire, et inscrit sur la liste électorale de Saint Laurent.

La photographie qui a remporté le plus de suffrages est aussi la plus ancienne : il s'agit de la Tour Carbonnière avant 1872, à l'époque où la route passait encore sous la tour.
La Tour Carbonnière avant 1872
La Tour Carbonnière, 2011 ©Serge Manse
Appréciés aussi la fontaine avec les anges, la rue du Toril, la prise d'eau, les arènes, le Grand Bazar, la bande des Pirates en 1937, Louis Abauzit et son taureau, le pont du Vidourle, la rue Carnot, le Café du Commerce, les familles devant la boucherie de la rue Emile Jamais.
Le Griffou avec ses angelots, derrière l'Epicerie du Siècle et le bourrelier Fourmaud
Le Griffou, 2015, derrière l'ancienne boulangerie Leconte ©Isabelle Secretan
Si les photographies anciennes impressionnent par leur qualité, la rectitude des lignes, la profondeur de champ, l'angle ouvert sans déformation, le point de vue légèrement surélevé, la lumière de certaines photographies récentes a aussi retenu l'attention.

L'activité de Saint Laurent revenait en mémoire au fil de la visite, les caves regorgeant de vin, la gare de marchandises avec sa voie de transbordement, bergers et lavandières aux berges du Vidourle, les Docks devenus l'Usine, et les Entrepôts Mouraille, les commerces, en particulier ceux de la rue Carnot, les bourreliers et le maréchal-ferrant, etc. 
Les Docks avant 1906
La gare, voie unique inaugurée en 1873, voie de débord créée en 1897. A gauche au fond, les docks
Le reste de la halle de transbordement et l'abri des voyageurs, 2015 ©René Aujoulat
Si la voie rapide a maintenant coupé le village du Vidourle, les rues ont peu changé, même si les commerces sont moins nombreux. 
La rue Carnot ou le Grand Chemin 
La rue Carnot, 2015 ©René Aujoulat
C'est la place qui est la plus transformée. Depuis 1910 où le toril a été accolé à l'église, la configuration de la piste a évolué, jusqu'aux arènes actuelles inaugurées en 2008. Saint Laurent a toujours la particularité, comme un seul autre village situé au Mexique, d'avoir une arène jouxtant l'église.
L'église Saint Laurent, clocher à dôme de pierre et devise républicaine. A droite le toril, à gauche le château.
L'église, clocher refait en 1945, et le marché devant les arènes, 2015 ©Jean-Louis Baudequin
Place de la République avant 1907, le Café des Deux Mondes et les acacias
Place de la République vue des arènes, 2015 ©Isabelle Secretan
Nostalgie, progrès, avant, après, autour des photos les discussions s'animent et les souvenirs affluent. Et tout le monde se passionne toujours pour la fête et les traditions.
La fête 2015 ©Gudrun Bauer
Merci à Alexandra, de l'Office de Tourisme, qui a accueilli le public pendant ces quinze jours et qui a vu beaucoup de gens revenir avec amis ou famille. Certains ont reconnu leur père, leur grand-mère, leur voisin. Max Florentin à cheval a été identifié sur deux photos supplémentaires.  Le facteur de l'avenue de la Gare s'appelait Rey lui aussi. D'autres nous ont permis de corriger des erreurs, comme Robert Dusfourd dont nous avions mal orthographié le nom, ou de rétablir que la photo du taureau à la bourgine date bien des années 30 puisqu'on n'y voit pas les acacias d'avant 1907 mais bien les platanes qui les ont remplacés, et l'amandier.

Une exposition comme celle-ci n'est jamais finie. Elle peut toujours être enrichie, améliorée, complétée par les apports des uns et des autres. En attendant nous allons travailler à en faire un album.

Merci à Marie-Pierre Lavergne, adjointe au Patrimoine, et au Maire, Laurent Pélissier, qui ont rendu possibles cette exposition et cette soirée partagée, et merci au personnel de la Mairie de Saint Laurent d'Aigouze.
Merci à Michel Iral qui a animé cette soirée avec nous.
Les lavandières aux berges du Vidourle avant la guerre de 14
Les berges du Vidourle, 2015 ©René Aujoulat
En plus des entretiens et des contacts directs, les savoureux ouvrages "Voyage au centre de nos terres, Saint Laurent d'Aigouze", de Robert Brachet, nous ont beaucoup aidés, en particulier le tome 3, de la Révolution à la guerre de 14-18.
Ainsi que les 3 ouvrages Aigues-Mortes, Mémoire en Images, de Frédéric Simien 'Editions Alan Sutton), notamment le tome 2.