samedi 10 mars 2012

"Enfances", du 10 mars au 10 avril, 50 photographies pour "l'Eloge de l'Autre"

"Enfances", titre tellement évocateur pour chacun d'entre nous que le choix de nos photographies a suscité beaucoup d'interrogations.
"Enfances", au S troublant : est-ce la diversité, la multiplicité, l'inégalité ; est-ce le parcours, l'enrichissement, le lien ; est-ce le lieu, l'objet, le visage ?
Au fond ce sont peut-être le geste et le regard qui unissent nos images.

Venez en juger, dans le bel espace de l'Office de Tourisme d'Aigues-Mortes, Place Saint Louis, tous les jours de 9h30 à 17h30. L'entrée est libre.

Photographies de
- Nathalie Alause
- Rodolfo Almeida
- Gudrun Bauer
- Daniel Bellet
- Jean-Marie Besset
- Daniel-Pascal Blachère
- Maguelone Chareyre
- Martine Camilleri
- Marlène Dubourg
- Serge Manse
- Françoise Martin
- Mégane Mouton
- Alain Poggi
- Françoise Rey
- Isabelle Secretan
- Jean-Pierre Servel
- Alain Vielle


Les portes de la Marine accueillent du 10 au 21 mars les interprétations du même thème et de "l'Eloge de l'Autre" par le Centre de loisirs, les écoles, les ateliers du Cesam, le Collège, l'atelier des jeunes.



mardi 28 février 2012

Pour le cheval Camargue, Camagri au Mas de la Cure et Megane Mouton, photographe

Mégane Mouton aime la photographie et le cheval. Elle s'est régalée les 18 et 19 février derniers au Mas de la Cure où se tenait le salon du Cheval Camargue, Camagri, organisée par l'Association des éleveurs de chevaux de race Camargue.


Concours de présentation des chevaux et étalons, concours de tri du bétail, présentation des amazones, épreuve de qualification loisirs, démonstration d'attelage, prix François André, moisson d'impressions et d'images fortes.



Dans la carrière dédiée à Jean-Luc Malacarne les démonstrations se sont succédé sous le soleil. Le spectacle était aussi dans les prés où les participants s'entraînaient en pays.

Le Mas de la Cure, à l'origine domaine agricole du château d'Avignon, fut le plus grand domaine viticole de Camargue, à l'initiative de Louis Noilly-Prat. Au deuxième étage de l'immense bâtiment, les rangées de châlis des ouvriers agricoles ont subsisté jusque dans les années 80 dans le mas abandonné où rouillaient à côté des cuves de vieilles voitures de pompiers. 
287 hectares ont été achetés avec les bâtiments en 1985 par le Conservatoire du Littoral et confiés en gestion au Parc de Camargue et à la Commune des Saintes Maries de la Mer. Jean-Luc Malacarne, initiateur du projet de Maison du Cheval Camargue au Mas de la Cure, a dirigé le domaine jusqu'à sa mort en décembre 2009. L'AECRC a été cofondée par Alain Albaric, manadier, écrivain et photographe d'Aigues-Mortes, disparu en novembre 2011.

Présentation du Mas de la cure sur le site du Conservatoire du Littoral
Mégane Mouton expose à la bibliothèque de Codognan avec Pierre Barrot tout le mois de février. L'exposition est encore visible mardi 28 février de 17h30 à 19h et mercredi 29 février de 10h30 à 12h et de 16h à 18h. Elle est le plus jeune membre du club Regards d'Aigues-Mortes.
Le site de l'AECRC, Association des éleveurs de chevaux de race Camargue et de Camagri.
Lorenzo s'entraîne au Mas de la Cure.

lundi 14 novembre 2011

3367 visiteurs pour 150 ans sous le même angle

3367 personnes sont venues voir l'exposition "Aigues-Mortes, 150 ans sous le même angle" au cours de ses 6 jours d'ouverture. Les records ont été battus le vendredi 11 novembre avec 980 visiteurs, et le samedi 12 novembre avec 1032. Un vrai succès !



Merci à tous, merci à ceux qui sont revenus, à ceux qui sont allés chercher amis et parents, qui en ont parlé autour d'eux, qui nous ont encouragés.


Merci à ceux qui sont revenus avec des photos, à tous ceux qui ont échangé des souvenirs et des anecdotes, qui ont complété ou corrigé nos informations et nos sources. Merci à ceux qui n'ont pas pu venir mais nous ont soutenus.





Au-delà de l'engouement pour les photos anciennes, vous avez manifestement apprécié notre parti pris avant/après et notre coup de projecteur sur quelques photographes du passé au premier rang desquels Charles Boulary.

Nous allons continuer cette exploration du passé, cette comparaison avec le présent. Nous allons reparler de ces talentueux photographes et de leurs aventures.

Contactez-nous si vous avez des photos à nous faire connaître, si vous acceptez de nous les prêter pour que nous les numérisions.
Ce succès est une extraordinaire récompense et nous n'avons qu'une envie, c'est de continuer à partager ces richesses.
Photos©Rodolfo Almeida, Maguelone Chareyre, Marlène Dubourg 2011

lundi 31 octobre 2011

L'évènement photo de novembre, Aigues-Mortes, 150 ans sous le même angle

L'exposition a lieu du 7 au 13 novembre 2011 à la Chapelle des Capucins, Place Saint Louis, à Aigues-Mortes. Une semaine pour présenter le résultat d'un an de préparation et 170 photographies.



Qu'est devenu le fortin de la Gardette ? Qu'y a-t'il sous le Monument aux morts ? Où est passé le jardin public ? 
Savez- vous que les Voyageurs ont vraiment voyagé ? Quels étaient les commerces de la Grand Rue ?

L'histoire d'Aigues-Mortes se lit en comparant les photographies anciennes aux clichés récents. Les cafés, les commerces, la Grand Rue, la Place Saint Louis, le Bourgidou avant le creusement du grand bassin, les rues où passent le chevrier et le ferblantier, les camelles couvertes de tuiles, le barquet d’où les dames en chapeau regardent la gaze, les changements ne sont pas toujours là où on les attend.

Parmi les plus belles photographies anciennes figurent celles prises au début du 20e siècle sur plaque de verre par Charles Boulary : la Ville d'Aigues-Mortes en possède une centaine. Charles Boulary, directeur du service des titres au chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, s’est passionné pour cette nouvelle technique et certains de ses clichés sont devenus des icônes pour les Aigues-Mortais. Il faisait partie de la Société de Photographie de Marseille et de la Société des Excursionnistes Marseillais.
Charles Boulary, L'Etang de la Ville, plaque de verre, Ville d'Aigues-Mortes

D'autres images ont été diffusées sous forme de cartes postales : elles retrouvent ici leur statut initial de photographie. Fescourt, Isnardon, Reynier-Vigne, Esteve, Guibert, Langlois, Mieusement, Carle Naudot ont suivi autour des remparts d’Aigues-Mortes le regard d’Edouard Baldus.

Le club photo Regards d’Aigues-Mortes, créé en 2011, a réuni ces documents avec le concours de nombreux Aigues-Mortais, d’historiens, de collectionneurs et de la Société d’Histoire et d’Archéologie. Les photos récentes ont été prises par les photographes du club. L’association remercie particulièrement Frédéric Simien, Sylvain Rigal, André Urbe, Joseph Andrieu, ainsi que la Ville d'Aigues-Mortes et le Musée de Camargue.
Elle remercie également les Cafés Bibal, mécènes de l’exposition. 
L'exposition est présentée dans le cadre du festival de court-métrages Ecran Libre, proposé par le Cinéma Marcel Pagnol.




Photos Alain Vielle


Après le salon du livre d'Aigues-Mortes le 6 novembre, Frédéric Simien reviendra régulièrement au cloître des Capucins pour rencontrer les visiteurs de l'exposition, du 7 au 11 novembre. Le 12 novembre il sera à l'espace culturel Leclerc de Saint Aunès pour dédicace et exposition.



"Aigues-Mortes, 150 ans sous le même angle" : exposition de photographies anciennes et récentes, Chapelle des Capucins, Aigues-Mortes, du 7 au 13 novembre de 10h à 12h et de 14h à 18h. Entrée libre.

Vernissage le 11 novembre à 19h30

mercredi 26 octobre 2011

Brassaï, le noir et blanc, et les couleurs de l'Amérique

"Brassaï en Amérique", magnifique cadeau de la Ville de Montpellier, à voir jusqu'au 30 octobre, gratuitement, au Pavillon Populaire.
En 1957, Brassaï a été invité aux Etats-Unis. New York, Boston, la Nouvelle-Orléans : il s'y promène en observateur malicieux et à son retour, il tire quelques images en noir et blanc. Les diapositives auxquelles il s'est essayé pendant son séjour restent dans ses cartons. Les voilà réveillées dans cette exposition, et Brassaï révélé à la couleur grâce à Agnès de Gouvion Saint Cyr, exécuteur testamentaire et commissaire de l'exposition. 

Photos de rue, à hauteur des passants, photos de vitrines, sous les yeux d'un badaud, on sent le photographe proche de son sujet. Il affectionne les séries : deux, trois images donnent une impression de familiarité. Série affectueuse avec cette dame et ses enfants, série admiratrice avec cette silhouette élégante. Série humoristique avec l'effigie de Napoléon, mise en place, dominatrice puis dominée. 

Dans la foule, la mise au point se fait sur un détail, un chapeau, une main, un sourire, les talons nus de cette jeune femme qui s'éloigne, signes de complicité, impression de jeunesse et de liberté.
Grand Central Station, New York, 1957 © photo Brassaï, Estate Brassaï


En noir et blanc les mains de la lumière caressent Penn Station et Grand Central. En couleur les jupons rouges éclatent à l'étalage d'un magasin. Le cadrage vertical à la limite de l'eau rend étrange la vue convenue de la statue de la Liberté. 
New York, 1957 © photo Brassaï /Estate Brassaï
Une question reste sans réponse : les tirages couleur ont été faits sans l'oeil de Brassaï. Aurait-il retravaillé, recadré ? "Ce que j'ambitionne le plus, c'est de faire quelque chose de neuf et de saisissant avec le banal et le convenu," disait-il. C'est sans doute pour cela que sa balade américaine est si  attachante. 
New York, 1957 © photo Brassaï /Estate Brassaï


Le site du Pavillon Populaire : http://www.montpellier.fr/506-les-expos-du-pavillon-populaire.htm
Des images de l'exposition sur le site de La lettre de la Photographie
Un article détaillé dans  "La Croix"
La video d'une exposition au musée des Beaux Arts de Nancy




mercredi 1 juin 2011

Marion Millet, photographe, Prix du Jury à Montpellier, le talent et l'imagination

"Des goûts et des couleurs, la chimie s'en inspire, et vous ?" C'est pour célébrer l'année internationale de la chimie que le CNRS a eu l'idée de ce drôle de titre pour une exposition au Crdp de Montpellier du 14 au 30 mai 2011, avec l'association Messages pour la Terre et 35 photographes.
Pour l'occasion, Marion Millet a créé une série de drôles de portraits, clins d'oeil noir et blanc à la couleur gourmande, série pétillante et joyeuse à laquelle le jury a décerné le 1° prix Chimie et Imaginaire.
Nous avons admiré ses paysages lors de nos précédentes expositions, et la sûreté de son regard bien qu'elle soit notre benjamine : elle sait renforcer l'impression d'espace en faisant ressortir les lignes, saisir l'instant où la lumière se teinte d'étrangeté. 
Dans ces portraits cadrés serré, au ton intime et chaleureux, se révèle une autre facette de son beau talent.


Ont été également récompensés Alain Germain avec le prix Chimie et Science, et Catie Chapellier avec le prix Chimie et Nature.

mardi 12 avril 2011

Vivre sur l'eau, avec les pêcheurs Intha du lac Inle en Birmanie, par Daniel Bellet

Le Lac Inle en Birmanie mesure 50 km de long sur 7 de large.
Il est habité par une centaine de milliers d’habitants, les Intha (Fils du lac), répartis en plus de 70 villages.

Ils pratiquent la culture hydroponique sous forme de jardins et champs flottants. Ce sont des masses de végétaux, algues, jacinthes, herbes aquatiques mêlés inextricablement sur une hauteur de 1m. Les Intha  les découpent en bandes d’une quinzaine de mètres de long sur 2 m de large et les tirent dans le lac. On y fait pousser toutes sortes de primeurs : salades, pommes de terre, haricots, mais la plus grosse production demeure la tomate. Durant quelques mois, le lac approvisionne quasiment tout le pays.
Autres originalités des Intha : les méthodes de pêche et la façon de ramer avec la jambe. Les Intha ont imaginé une sorte de nasse en forme de cône remplie d’algues et d’herbes qu’ils plaquent à l’endroit où ils ont repéré le poisson. Quand  le poisson est à l’intérieur, ils piquent la nasse pour la faire remonter. Cette opération nécessitant évidemment plus que deux mains (le trident, la nasse, la rame), les pêcheurs pensèrent à utiliser adroitement l’une des deux jambes pour faire manœuvrer la barque. D’où cette posture particulièrement originale pour ramer, unique au monde.
©Daniel Bellet - 2006

Cette série de photographies a obtenu le 3° prix du public à l'exposition "100 photographes pour l'eau, la nature et l'environnement" organisée par l'association "Messages pour la terre" au Crdp de Montpellier en avril 2011.