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vendredi 17 mai 2019

Notre ami Rodolfo Almeida


Arles le 1er mai 2017
Notre ami Rodolfo Almeida nous a quittés. 
Notre tristesse est immense. 
Toutes nos pensées vont vers ses filles et son petit-fils, sa famille et ses amis.
Il s'émerveillait de tout. Attentif à la beauté et à la joie, il créait, interprétait et partageait, léger, grave, enthousiaste. 
Et nous restons émerveillés et déchirés, orphelins de sa gentillesse, de sa générosité, et de son sens de l'amitié. 

Méditerranée, mes arbres @Rodolfo Almeida, 2016

Au Jardin des Plantes de Montpellier, juin 2016

Nous nous sommes connus en avril 2011 à l'exposition "100 photographes pour l'eau, la nature et l'environnement" au CRDP de Montpellier. Nous étions éblouies par son diaporama Àrboles. Il a accepté de venir nous le montrer au club et depuis, sa petite voiture rouge prenait régulièrement le chemin d'Aigues-Mortes. Il a participé à toutes nos expositions, apportant sa créativité, son inventivité et sa sobriété.
Rodolfo Almeida photographe et architecte de diaporama 


Avec le club à la Marette, Maison du grand site de la Camargue gardoise, 14 juin 2017
Une photo de sa série Arbres sur l'affiche de notre première Carte Blanche, 2013

Rodolfo et le lavoir, affiche de Martine Camilleri pour la première édition de Thema, 2014


Mur blanc, pour l'affiche de Carte Blanche 2014, ©Rodolfo Almeida

Série Beautiful-1, pour Carte Blanche 2014 ©Rodolfo Almeida

Série Beautiful-2 pour Carte Blanche 2014 ©Rodolfo Almeida

Série Beautiful-3, pour Carte Blanche 2014 ©Rodolfo Almeida

Farinette aux Ganivelles-1, pour Thema 2015 ©Rodolfo Almeida

Farinette aux Ganivelles-2, pour Thema 2015 ©Rodolfo Almeida

Farinette aux Ganivelles-3, pour Thema 2015 ©Rodolfo Almeida
Vida (impression 3 photos sur bâche), Carte Blanche 2015, Rodolfo Almeida
Salines 4, série pour Thema 2016, Rodolfo Almeida

Eternel Retour, pour Carte Blanche 2016 ©Rodolfo Almeida

Saint Pol-1, série mon village pour Thema 2017 ©Rodolfo Almeida

Saint Pol-2, série mon village pour Thema 2017 ©Rodolfo Almeida

Saint Pol-3, série mon village pour Thema 2017 ©Rodolfo Almeida
Saint Pol-4, série mon village pour Thema 2017 ©Rodolfo Almeida

Rouge Passion pour série Rouge Noir, Carte Blanche 2017 ©Rodolfo Almeida

Série Rouge Noir, Carte Blanche 2017 ©Rodolfo Almeida

Nostalgie pour Carte Blanche 2018, Rodolfo Almeida

Quelques photos et diaporamas au fil de ce blog avec ces liens :

Il se disait citoyen du monde, parlait plusieurs langues et était chez lui au Mexique où il était né et retournait régulièrement, en France où il était arrivé en 1952, interne à Villard-de-Lans à l'âge de 16 ans, en Espagne bien sûr, à Venise, au Bhoutan, au Cambodge, partout. 

Très jeune il jouait du piano à quatre mains avec son frère. La musique était sa vie.

L'émotion de la beauté le submergeait, la joie de la couleur croustillait dans ses photos, tenues par la force des lignes, sublimant la musique. 


Sète, Pointe Courte, 2014, sur Angelini ©Rodolfo Almeida

Printemps, mai 2015, sur Albinoni ©Rodolfo Almeida


Architecte émérite au Mexique, il se spécialise dans les bâtiments scolaires, travaille à Lausanne, fait des recherches pour le CSTB, est consultant de l'école de Grenoble, directeur  du Centre régional de constructions scolaires pour l'Amérique latine et la Caraïbe à Mexico. Après une mission sur les établissements scolaires au Costa Rica, il entre en 1971 au service architecture du département Education de l'Unesco dans l'équipe de John Beynon, auquel il succèdera. L'équipe est ambitieuse, révolutionnaire. Elle pose les principes de planification des bâtiments scolaires  : il faut qu'ils soient adaptés à l'environnement et aux moyens de chaque collectivité, conçus pour contribuer à la qualité de l'apprentissage et à l'accès de tous à l'éducation. Elle est responsable de la coordination de tous les projets de construction et de mobilier scolaires de l'Unesco dans le monde. A partir de 1997 il est consultant pour l'Unesco, et en 2005, directeur Architecture pour l'éducation au CIPAE (Puebla).




Un schéma ou une image valent mieux qu'un long discours. Les dessins et les photographies de Rodolfo émaillent ses publications comme son Handbook for Educational Buildings Planning (1988), Distribution des locaux et espaces pour les écoles d'enseignement secondaire général (1983), ou Installations et bâtiments éducatifs, ce que les planificateurs doivent savoir (1997), sous la direction de John Beynon, ou  Mejoramiento de edificios escolares en México con participación social (2013), coordonné par Luis Benavides. 


Extrait de Handbook for Educational Buildings Planning, Rodolfo Almeida, 1988

Toujours volontaire, toujours enthousiaste, toujours allant, Rodolfo effectue des missions et construit des écoles aux quatre coins du monde, y compris dans les conditions les plus difficiles, à Madagascar après le cyclone de 1984, Haïti, en Bosnie dans les trois secteurs pendant et après la guerre, à Gaza et dans les territoires palestiniens.

"Les écoles ne sont pas seulement des bâtiments mais de l'espace et ce qu'on peut en faire. L'espace architectural doit être en harmonie avec les méthodes et technologies modernes d'enseignement, et il doit contribuer à améliorer l'interaction entre les professeurs et les élèves." (Rodolfo Almeida, dans "A new lease of life for palestinian schools")

Grâce à lui l'Unesco dépose au CIPAE de Puebla toute sa documentation sur les espaces éducatifs pour qu'elle soit accessible à tous et numérisée.  La bibliothèque porte son nom.


Devant la bibliothèque du CIPAE, Puebla, janvier 2012

Rêveur, il était toujours attentif au présent, à ses interlocuteurs, à l'émerveillement du moment, au prochain voyage, toujours allant


Autoportrait, Granada, juillet 2015 ©Rodolfo Almeida


Théâtres, Aigues-Mortes, octobre 2017 @Rodolfo Almeida


Horses, Aigues-Mortes, octobre 2017 @Rodolfo Almeida

Maguelone, juin 2016 @Rodolfo Almeida


Moi, musique Eric Satie, 15 mai 2011 @Rodolfo Almeida


La vita, Caramella, 25 juin 2014 @Rodolfo Almeida







Série Barques catalanes, janvier 2019 ©Rodolfo Almeida





Autres photos ©Regards d'Aigues Mortes

jeudi 25 octobre 2018

Carte Blanche aux photographes, festival Ecran Libre, regard personnel, créativité

Carte blanche, donc regard personnel, créativité. 
Chacun des photographes présente la série de son choix, à sa manière. Cela implique des choix, de l'engagement, un parti pris.

L'exposition se tient à la Chapelle des Capucins d'Aigues-Mortes du 25 octobre au 5 novembre 2018.

Le vernissage célèbre l'image sous toutes ses formes puisqu'il marque aussi l'ouverture du Festival de courts métrages Ecran Libre qui se tient au cinéma municipal Marcel Pagnol du 9 au 11 novembre 2018.

5e édition pour Carte Blanche, 30e anniversaire du cinéma. C'est Claude Morello, président de l'association Grand Ecran Pour Tous qui exploitait le cinéma jusqu'en 2013, et photographe, qui a initié ce mariage entre exposition photographique et festival de courts métrages. En 2010 il invitait Pierre Aubanel, grand manadier et grand photographe. Et c'est là qu'il nous proposait de prendre dorénavant en charge les expositions. EN 2011, nous présentions "Aigues-Mortes, 150 ans sous le même angle", en 2012 nous rendions hommage à Alain Albaric, "Une Vie pour la Camargue", et en 2013 pour notre première Carte Blanche nous accueillions l'équipe de Grand Ecran Pour Tous après son expulsion du cinéma. Depuis la collaboration fructueuse se poursuit.

19 photographes sont présents cette année :
Dominique Baudequin, Au fil du marais
Virginie Burgos, Et vive l’été sublime
Isabelle Secretan, Pays salé
Alberto Garcia, Rencontre urbaine
Daniel Bellet, Les turbans en Inde
Françoise Martin, Street photography
Serge Manse, Camargue
Nathalie Stickelbaut, À chacun son style
Jean-Pierre Servel, Bord’eaux
Gudrun Bauer, Flagrants déclics
Rodolfo Almeida, Nostalgie
René Aujoulat, Chevaux de rêve
Richard Williams, Hommage à Ansel Adams (argentique)
Alain Vielle, Ville miroir
Maguy Lacombe, Chine
Jean-Louis Baudequin, Étoiles souterraines
Armand Trabuc, Autoportraits
Patrice Banq, Sur le vif
Françoise Rey, La Balade des petits riens



vendredi 27 janvier 2017

Sels d'ici et d'ailleurs aux Remparts d'Aigues Mortes à partir du 28 janvier 2017


Après leur grande exposition "Univers'Sel" consacrée en 2016 au lien entre Aigues-Mortes et le sel, après les expositions en réseau "Traces de sel" à Lunel, Sommières, Nîmes, à la Maison du Grand Site de la Camargue gardoise, les Tours et Remparts d'Aigues-Mortes accueillent notre exposition "Sels d'ici et d'ailleurs", à partir du 28 janvier et jusqu'en mars.
Au premier étage du Logis du gouverneur, à droite de l'escalier principal, les murs de la salle pédagogique ont été recouverts de panneaux de métal foncé qui mettent en valeur l'accrochage.

Les salins d'Aigues-Mortes sont largement présents avec plusieurs regards différents, à commencer par celui de Charles Boulary, le grand photographe d'Aigues-Mortes dont nous avons marqué le centenaire en 2016. Nous remercions pour ces photos André Rancurel et Frédéric Simien. Le salin de la Marette, sur lequel on aperçoit les camelles couvertes de tuiles, n'est plus exploité. 
Charles Boulary, Retour du Salin de la Marette. Remerciements Frédéric Simien
L'étang de la Ville qui baignait les remparts, photographié vers 1905, n'a été cédé aux Salins du Midi qu'en 1961.  Le sel vient aujourd'hui y dessiner les élégantes courbes que Maguy Lacombe se plaît à saisir.

Les couleurs du mois d'août, l'eau rougie où le chlorure de magnésium trace des chemins d'or,  le contraste avec le bois blanchi des batardeaux et des pieux de soutènement inspirent à Françoise Martin des compositions involontaires. 

Françoise Rey fait jouer la lumière sur le grain des camelles et des fleurs de sel. Isabelle Secretan s'attache au paysage industriel autant qu'aux traces de vie sauvage dans les taches de sel. 
Salins@Isabelle Secretan
Et Serge Manse donne aux étangs peuplés d'oiseaux l'horizon des camelles.

L'affiche fait référence aux Salines de Maras au Pérou, photographiées par Alberto Garcia en 1991. A une cinquantaine de kilomètres de Cuzco, la ville principale des Andes, Maras s'étend sur un plateau qui domine la Vallée sacrée des Incas, à 3300 mètres d'altitude. La ville semble avoir survécu grâce à ses salines situées à près d'une heure de marche, sur un versant escarpé. A cet endroit le plateau plonge vers la Vallée sacrée. Une source jaillit pour donner naissance à un ruisseau saturé de chlorure de sodium, un atout précieux dans cette région éloignée de la mer. Aujourd'hui les 700 à 800 familles qui possèdent les quelque 3600 bassins sont organisées en coopérative. La production annuelle oscille entre 160 et 200 tonnes.

Daniel Bellet a photographié la récolte du sel au Kerala en Inde, à la main avec des paniers.
Armand Trabuc a choisi le noir et blanc pour ressortir l'architecture particulière des salines de Noirmoutier, marqués encore eux aussi par le travail à la main. Richesse ancestrale de l'île de Noirmoutier, l'exploitation des marais salants occupait un tiers de sa surface au XIVème siècle. Aujourd'hui 40 sauniers ou paludiers exploitent 100 hectares. Au moment des grandes marées la mer inonde de vastes bassins de décantation appelés vasières et cobiers. L'eau est ensuite guidée vers les bassins plus petits, les oeillets, où elle se cristallise : la fine pellicule blanche de la fleur de sel couvre la surface tandis que le gros sel prend corps au fond des bassins. Le paludier récolte à l'aide d'un long râteau en bois, le rouable. En hiver le paludier entretient les bassins et renforce les digues, comme le font les ouvriers des salins d'Aigues-Mortes.
Ces photos font partie d'une série de 9, présentée dans l'exposition Thema de juin dernier.
Marais salants de Noirmoutier ©Armand Trabuc
Et voici un rappel de l'évocation des mines de sel de Cardona, en Espagne, par Rodolfo Almeida, qui n'a pu être représentée ici. A une heure de Barcelone se dresse la Montagne de Sel de la vallée saline de Cardona, un énorme gisement de sel gemme exploité depuis l'Antiquité sur la surface rugueuse de la montage et à la fin du XVIIIème par galeries de mine, exploitées jusqu'en 1990, d'où la cité tira sa richesse. 

Mines de sel de Cardona, Espagne ©Rodolfo Almeida

L'exposition aux Remparts se poursuit jusqu'en mars.
Le premier week-end de février et de mars l'accès au Monument est gratuit.
Tous les jours de 10h à 17h30. Fermeture de la billetterie 1h avant la fermeture et de 13h à 14h.


mardi 8 mars 2016

Toutes Citoyennes, 15 photographies pour la semaine des femmes au Grau du Roi

Photo ©Daniel Bellet
La Mairie du Grau du Roi nous a invités à  participer à l'exposition citoyenne organisée pour la semaine des droits des femmes. Nous avons choisi 15 photographies pour illustrer ensemble l'idée "Toutes Citoyennes".

Le long de la coursive au premier étage de la nouvelle mairie, l'exposition citoyenne présente aussi la biographie de femmes illustres, et une série combattant les idées reçues sur les violences faites aux femmes.

La photo de Daniel Bellet choisie pour l'affiche a été prise au Vietnam, dans les montagnes du Nord où la moindre parcelle de terre est cultivée. Il faut souvent marcher longtemps et le retour est difficile.
Photo ©Daniel Bellet

La photo de Rodolfo Almeida, Question de famille, en noir et blanc, a aussi une belle suite en couleur et en musique.
Question de famille, Tlayacapan © Rodolfo Almeida

Question de musique, Tlayacapan © Rodolfo Almeida

Vernissage mercredi 9 mars à 18h15, suivi d'une conférence de Françoise Lautrec, "La famille dans tous ses états".


Toutes Citoyennes

Alain Poggi, Ophelia 2015
Rodolfo Almeida, La Madona de Tepoztlan
Rodolfo Almeida, Question de famille, Tlayacapan
Rodolfo Almeida, Jeunesse de la vita
Alain Poggi, Intime
Alain Poggi, La jeune fille et la mer
Daniel Bellet, Travailleuses de l’aube, 1 et 2, Vietnam
Alberto Garcia, Accueil, Sri Lanka
Daniel Bellet, Rizières, Indonésie
Isabelle Secretan, Avenir de Hong Kong
Daniel Bellet, Travailleuses de l’aube, 3
Alberto Garcia, Tortilla, Mexique
Alberto Garcia, Amazone à Aigues-Mortes
Isabelle Secretan, Mémoire des femmes victimes de violence masculine, Cervia


jeudi 11 juin 2015

Exposition Thema à Aigues-Mortes, 17 photographes donnent leur version : à travers, le meilleur angle, le bon moment, l'eau et la Camargue, du 13 au 28 juin 2015


ENTRÉE LIBRE DE 1OH À 19H

VERNISSAGE MERCREDI 17 JUIN de 19H a 21h


Alain Poggi, Traverse du Prieur,
Françoise Martin, Couleur
Bernard Peuchet, 
Françoise Rey, Salins,
Jean-Pierre Servel, Tout près de l'or... les temps
Martine Camilleri, 
Michel Travier, Camargue
Amandine Gerbet, 
Jean-Louis Baudequin, Watercolor
Ophélia Grangeon, Buée, NYC,
Daniel Bellet, Au Travers,
Arlette Girard-Guillaume, Vague,
Arthur Bonnet, L'eau / A Travers,
Isabelle Secretan, L'intime / Attraverso Cervia e Romagna,
Rodolfo Almeida, Farinette aux Ganivelles
René Aujoulat, Gorges de la Buèges,
Jean Foures, Soins à la Manade.

Chacun livre son regard personnel sur un ou plusieurs thèmes choisis dans l'année :
- à travers : le sujet nous a tous inspirés ;
- le meilleur angle : notre choix final est-il le meilleur ?
- le bon moment : le rêve du photographe ;
- l'eau, la Camargue, nos passions communes.

Espace Nicolas Lasserre
Boulevard intérieur nord, Aigues-Mortes
du 13 au 28 juin de 10h à 19h